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  Titre : Histoire de la condition féminine
Sous-titre : Origines judéo-chrétiennes, médicales et juridiques
Auteur : Bernard ORRYE

· Collection : Saga femmes
· Nombre de pages : 215
· Format : 15x21 cm
· Numéro ISBN : 2-908670-47-X
· Illustrations : 16 illustrations (noir et blanc)

Prix : 21 euros

Présentation :
Le sort de la condition féminine s'est décidé, dès la Genèse, lors de la Création et de la Tentation. Que le mythe soit grec, avec Pandore, ou juif, avec Ève, la femme fut créée après Adam, dans un univers paradisiaque, où l'homme vivait seul et heureux. La curiosité et la convoitise pousseront la première femme à transgresser la Loi, en goûtant au fruit de l'arbre défendu. Ce « péché originel », imputé au seul « sexe faible », entraînera la chute du genre humain, soumis à tous les maux et devenu mortel, de surcroît.
Dès lors, la suprématie de l'homme s'expliquera par l'antériorité de sa création et sa capacité de résister au serpent diabolique, depuis la Tentation. Dans l'Ancien Testament, la parole de la femme devient suspecte et l'épouse de qualité ne peut être qu'une faveur de Dieu, qui décidera de la stérilité ou de la fécondité d'une gente féminine réduite au rôle de procréatrice d'enfants mâles. L'épouse grecque était maintenue dans le gynécée, occupée au travail de la laine, et la romaine, devenait la propriété de son mari, dès son mariage. La femme celte bénéficiait d'une condition comparable au matriarcat qui ne survivra pas à la conquête romaine.
L'apport de Jésus aurait dû être essentiel, car les réformes contenues dans les Évangiles esquissaient un nouveau statut de la femme, débarrassé des tabous inhérents à son sexe, en devenant l'égal de l'homme. Mais les disciples comprennent mal que Jésus s'oppose à la répudiation de l'épouse, et s'insurgent de recevoir l'instruction du fils de Dieu par l'intermédiaire de Marie-Madeleine, le témoignage de la femme juive n'étant pas reconnu par les tribunaux. Les religieux juifs considèrent Jésus comme un apostat, et l'occupant juge son enseignement contraire au droit romain. Les Évangiles tomberont dans l'oubli, et les Pères de l'Église, de Jean Chrysostome à saint Augustin, se contenteront, par prudence, d'humaniser le droit romain et les moeurs, à l'égard des femmes, tout en reprenant, en exégèse, les textes anti-féministes de saint Paul.
Les médecins et les philosophes contribueront à maintenir cette condition servile, par leur méconnaissance de la physiologie féminine. L'ovulation est ignorée, et le foetus est censé être formé par le seul sperme, le ventre de la mère n'étant que le réceptacle nourricier de la progéniture du mari.
L'époux ne pouvant être stérile, la femme inféconde était répudiée. Les aventures extra-conjugales valorisent l'homme antique, mais la femme adultère, lapidée selon la Loi de Moïse, est encore condamnée à mort par les tribunaux du Haut Moyen Âge.
Depuis le Lévitique, la femme indisposée est impure, et parfois encore exclue des tâches rituelles, dans nos campagnes, au début du XX° siècle. Les charivaris, maintenus dans les traditions populaires jusqu'à la Révolution, dissuadent l'épouse, battue ou humiliée par son mari, de rompre le mariage.
Dès le début de l'ère chrétienne, saint Paul conseillait aux épouses de convertir leurs maris païens, par l'exemplarité de leur conduite. La leçon fut retenue, et c'est par une résistance passive que les femmes imposeront la reconnaissance de la dignité de leur sexe.


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